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Histoire de la chapelle et du prieuré de Sainte-Croix - 1

Histoire de la chapelle Sainte Croix Josselin

L'ancien prieuré de Sainte-Croix. Guéthenoc, fondateur du château de Josselin au XIème siècle, avait promis aux moines de Redon de leur construire un monastère auprès de sa demeure , si le local le lui permettait. Il paraît avoir commencé lui-même la construction de ce couvent sur la rive droite de l'Oust, et par conséquent dans l'ancien diocèse de Vannes. "Après la mort de son père, le vicomte Josselin fit venir (vers 1059) Pérénès, abbé de Redon, et lui donna le couvent de Sainte-Croix et des SS. martyrs Corneille et Cyprien, avec le vieux faubourg, jusqu'au milieu de la rivière d'Oust, et tous ses revenus, et toute sa juridiction en toute liberté. Et pour avoir toujours les conseils des moines, il leur donna dans son fief les villas de Crannam et de Tinsédio, près de Sainte-Croix, le quart de la fête de saint Michel, Plucgaduc en Kemenet (Gomené ?), Fossat et Criat en Lanouée, Kerkernam en Guillac, Treublen en Loyat, Corrinbuhucan en Guilliers, Kerloern en Mohon, Kéridloen en Ménéac, Kermoil en Plumieux, Kermelennan en Loudéac, Tresmes en Noyal, Coidan en Pluhuduc (Pleugriffet ?) et Choitmesun en Neulliac. L'abbé et les moines, voyant la dévotion du vénérable vicomte, donnèrent à la dite église de Sainte-Croix, la permission et le droit de recevoir les sépultures, comme l'église de Redon l'avait reçu du pape ; ils lui unirent aussi toutes les terres qu'ils possédaient déjà dans l'étendue de la dite châtellenie" (Cart. p. 242). Le prieuré de Sainte-Croix ayant reçu du vicomte Josselin la juridiction sur ses sujets, constitua un véritable fief. Il reçut également de l'évêque de Vannes la juridiction spirituelle sur ses sujets immédiats et forma une paroisse. Il y avait donc là un prieuré-cure. L'église de Sainte-Croix, construite au XIème siècle, existe encore. Le prieuré de Sainte-Croix avait été largement doté par les vicomtes de Porhoët. Ainsi, vers 1110, Menguy de Sérent, chevalier, fils de Marquer, sentant venir sa mort, voulut recevoir l'habit monastique : Raoul, prieur de Sainte-Croix, le lui donna, et promit de l'enterrer dans son couvent. Les deux frères du malade, Judicaël et Pierre, demandèrent les mêmes faveurs et donnèrent au prieuré les dîmes qu'ils possédaient (Ib. p. 303). Vers 1120, Conan de Sérent, se trouvant à Redon, blessé mortellement d'un coup de lance y prit à son tour l'habit monastique, et donna aux religieux la dîme de sept villages (Ib, p. 338). D'un autre côté, le prieuré reçut, on ne sait quand, une rente de trois mines de seigle, mesure de Porhoët, sur le moulin de Hugo en Taupont, et aussi une rente de trois mines de froment en la paroisse de Guilliers. Il eut également une rente de 16 boisseaux de froment sur divers villages de Guégon. Il possédait aussi un moulin à Sainte-Croix et cinq journaux de prairie. Lors des aliénations de la fin du XVIème siècle, il fallut vendre une partie de ces propriétés, mais elles furent presque toutes rachetées en peu de temps.

Dès le XIVème siècle, les moines quittèrent Sainte-Croix, mais le prieur conserva la dîme à la 11e gerbe ; le vicaire perpétuel, à la présentation de l'abbé de Redon, reçut une portion congrue et le casuel pour le service de la paroisse ; son presbytère était situé dans la rue Basse du faubourg, et avait un jardin derrière ; son revenu net était évalué en 1756 à 425 livres. Le revenu du prieur était bien supérieur.

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Histoire de la chapelle et du prieuré de Sainte-Croix - 2

Le dernier titulaire affermait, en 1785, son bénéfice pour la somme nette de 4 800 livres, payables en deux termes, à la charge pour le fermier de recueillir la dîme, de payer les décimes, les messes du prieur, la portion congrue du vicaire et du curé et les droits de visites. Toutes ces charges étaient évaluées à 1 700 livres. En les ajoutant au revenu net du titulaire, on arrivait à un total de 6 500 livres. Le surplus du revenu était pour le fermier. Les prieurs connus de Sainte-Croix, sont : François Gatechair (pourvu en 15.., démissionnaire en 1575), Laur Hayart, de Montertelot (pourvu en 1575 et en 1588), Fr. Julien Guérif (pourvu le 29 juin 1586), Fr. Jacques Le Marquis (pourvu en 15.., démissionnaire en 1595), Fr. Charles Ferré (pourvu le 28 janvier 1595), Fr. Jean Verdeau, de Redon (1607-1624), Jean Mullot (pourvu en 16.., démissionnaire en 1645), Jean-Baptiste de Reynès (pourvu en 1645), Joseph de la Pomelié (pourvu en 1713, démissionnaire en 1733), François Romanet de Beaune (en 1733, démissionnaire en 1757), François Esmoing de la Grillière (en 1757, dépouillé en 1791). La Révolution, ayant supprimé les dîmes et les droits féodaux, vendit les immeubles. Le 19 mars 1791, la maison prieurale, le jardin, le pré et les bois furent adjugés au sieur Le Mouel. Le 2 avril suivant, le moulin de Sainte-Croix fut vendu à M. Allain pour 12 000 livres. Le presbytère et le jardin furent cédés, le 1er mars 1794, à J. Cottier pour la somme de 700 livres. La vieille église de Sainte-Croix, rendue au culte après le Concordat, est aujourd'hui réduite au rand de simple chapelle, mais elle conserve toujours la relique de la Vraie-Croix, qui lui a donné son nom.
(J. M. Le Mené)