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Histoire de Josselin

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Josselin vient de Josselin , nom du fils de Guéthenoc, vicomte de Porhoët. La dynastie des Rohan, est une descendance de Josselin, fils de Guéthenoc.

Josselin est une ville castrale qui s'est constituée à partir du XIème siècle. En effet, au début du XIème siècle (vers 1008), Guéthenoc (ou Guethenoc), cadet de la maison ducale de Bretagne et vicomte de Porhoët, quitte son habitation de Château-Tro (en Guilliers) et entreprend de construire un nouveau château fort sur un roc escarpé au bord de l'Oust et près d'une chapelle, la chapelle de Notre-Dame-du-Roncier, sur les lieux où est vénérée une statue de la Vierge, découverte par un pauvre laboureur deux siècles plus tôt (en l'an 808) .

Le Cartulaire de Redon (édition de Courson) stipule : "Guéthenoc, vicomte de Château-Tro, désirant changer son château de place ouït dire que toute plantation qui n'a point été plantée par le Père céleste doit être arrachée. Inspiré par l'esprit divin, il se rendit au monastère du Christ à Redon ... et prit le conseil des moines pour savoir quel jour, à quelle heure et sur quelles fondations il devait édifier son château. Or, ceux-ci lui répondirent que le Christ est le fondement de tous les biens et tout ce qui repose sur lui ne peut être détruit. Ayant entendu ces paroles, le vénérable proconsul honora le saint lieu d'un magnifique présent : il fit apposer sur l'autel du Sauveur un plat d'argent élégamment doré. Il se recommanda, lui et tous ses biens, aux prières des moines, et leur demanda de lui accorder, après sa mort, ainsi qu'à ses héritiers, l'honneur d'être ensevelis dans leur église...

En outre, il plaça le château qu'il devait construire sous la juridiction du Christ et de l'église de Redon et constitua en faveur des moines un cens annuel de cinq sous grèvant ledit château. Il s'engagea de plus, au cas où son château serait un jour suffisamment agrandi pour recevoir un prieuré, de ne donner ce dernier à aucune église, sinon à l'abbaye de Saint-Sauveur. Il prit soin de corroborer ces dispositions par une sentence de malédiction inéluctable contre ceux de ses descendants qui tenteraient de les violer en connaissance de cause. Cet acte fut passé en l'église du Sauveur, avec l'attestation de Dieu et de tous les saints. Or le dimanche suivant, à la première heure, le proconsul planta, selon la coutume, le premier pieu pour l'édification de son château, fonda une chapelle en l'honneur du Saint-Sauveur et confirma l'ensemble de ses dispositions en présence de tous ses sujets" .

Guethenoc décède en 1040. Peu avant son décès, il avait donné à l'abbaye de Redon le droit de construire au château "une chapelle en l'honneur de Saint-Sauveur afin d'attirer la bénédiction de Dieu sur les nouvelles constructions" . Guethenoc est inhumé, suivant son désir à Saint-Sauveur de Redon.

De son mariage avec Alarun de Cornouailles, il laisse trois fils : Maingui, Tutgual et Josselin, l'aîné qui hérite du titre de Porhoët. Josselin termine la construction du château qui prend alors le nom de "Castellum Goscelinus" ou "Castrum Goscelini", plus tard "Gauzilin", puis Josselin.

En 1059, Josselin tient la promesse de son père et fonde un prieuré dédié à la Sainte-Croix (sous l'invocation de Saint Corneille et de Saint Cyprien, martyrs).

Josselin meurt en 1074 et est inhumé à Redon. Il laisse quatre enfants : une fille religieuse, Roger, Méen (futur évêque de Vannes) et Eudon qui lui succède.

A la mort de son épouse, Anne de Léon (qui lui a donné une fille et quatre fils dont Alain le premier vicomte de Rohan), Eudon fait don de tous les biens de celle-ci au prieuré de Sainte-Croix. A sa mort, qui survient en 1092, Eudon est inhumé à Sainte-Croix. Son fils aîné devient vicomte de Porhoët sous le nom de Josselin II.

L'acte le plus notoire de Josselin II est la fondation en 1105 du prieuré de Saint-Martin de Josselin en faveur des bénédictins de Marmoutiers de Tours. Josselin II décède en 1116 laissant à la tête de la vicomté ses deux frères, Geoffroi et Alain (nommés "les proconsuls de Porhoët").

En 1120, Geoffroi et Alain se partagent les terres de Josselin II. Alain, le cadet, reçoit alors la quasi-totalité de la partie du Porhoët, située à l'ouest de la rivière l'Oust et s'installe au château de Castel-Noec (en Bieuzy-les-Eaux), puis deviendra, vers 1128, le premier vicomte de Rohan.

Geoffroi meurt en 1142. Il a eu cinq enfants de son mariage avec la princesse Havoise. C'est Eudon II qui lui succède à Josselin. En 1149, Eudon II fonde l'abbaye de Lantenac.

En 1151, Eudon II, qui a épousé Berthe, fille de Conan III, duc de Bretagne, lui succède à la tête du duché, mais il est finalement écarté du fait de l'opposition des villes de Nantes et de Quimper.

La petite agglomération qui va se créer aux alentours de la forteresse prend aussi le nom du vicomte de Porhoët. Le bourg castral et sa forteresse sont détruits en 1168 par Henri II Plantagenêt, avant d'être reconstruit s. La forteresse est à nouveau endommagée en partie au cours des guerres de Religion, puis en 1629 par Richelieu pour punir Henri de Rohan d'être passé dans le camp des huguenots. Protégée par trois portes fortifiées (détruites en 1780), la structure urbaine n'a que peu évolué depuis le XVème siècle. Durant plusieurs siècle la ville de Josselin sera liée à celle de la puissante seigneurie de la famille des Rohan. Abandonnée au XVIIIème siècle par les Rohan, la forteresse restera en mauvais état jusqu'à sa rénovation au XIXème siècle.

La ville de Josselin possédait trois prieuré, à savoir : - celui de Sainte-Croix, dépendant de l'abbaye de Redon, et fondé vers 1055, - celui de Saint-Martin dépendant de l'abbaye de Marmoutier, et fondé en 1105, - et celui de Saint-Nicolas, fondé après le précédent, mais dans le même siècle. Le prieur à Saint-Nicolas, comme à Saint-Martin et à Sainte-Croix, était le chef de la communauté et le recteur du quartier. Conservant des vestiges romans, les prieurés de Sainte-Croix et de Saint-Martin sont à l'origine des premiers faubourgs de Josselin. Josselin deviendra la capital du Porhoët, vicomté puis comté avant d'être intégré dans le duché de Rohan, au XVIIème siècle.  Saint-Martin, comme Saint-Nicolas sont d'anciens prieurés, fondé le premier en 1105, le second à une date inconnue : l'un comme l'autre aux dépens de Notre-Dame qui les avaient précédés. Saint-Nicolas semble être un démembrement de la paroisse primitive de Ploermel. Saint-Martin et Notre-Dame-du-Roncier sont des démembrements de la paroisse primitive de Lanouée. Sainte-Croix est un démembrement de la paroisse primitive de Guegon. 

Avant la Révolution, Josselin comptait 4 paroisses (Notre-Dame-du-Roncier, Saint-Martin et Saint-Nicolas, toutes les trois du ressort de l'évêché de Saint-Malo, ainsi que Sainte-Croix, du ressort de l'évêché de Vannes ) et 18 établissements religieux y compris l'abbaye de Saint-Jean-des-Prés. Entre 1640 et 1677, Carmes, Ursulines et Bénédictines établissent leurs couvents à la périphérie de Josselin.

lien externe Auteur : Roger FREY pour en savoir plus sur la Bretagne